Il est difficile de ne pas sombrer dans le cynisme face à cette classe politique. De droite à gauche, ils se ressemblent tous : incapables de gérer le moindre problème concret, obsédés par le pouvoir et les avantages personnels, fascinés par le spectacle de leur propre importance. Les chiffres, l’économie, la réalité quotidienne, tout leur échappe. Leur seul talent est l’art de séduire et de manipuler, avec des mots qui sonnent plus fort que la vérité. L’éloquence des tribuns de droite et de gauche ne garantit jamais autre chose que l’illusion d’une compétence, ou la certitude d’une incompétence. Après les avoir soutenus et même bêtement accompagnés, j’ai été sincèrement de gauche et sincèrement de droite à certaines périodes de ma vie. Aujourd’hui, à mes soixante-huit ans finissants, je les observe un peu comme on regarde un accident de train au ralenti : horrifié et fasciné à la fois par leurs tyrannies respectives, leurs dénis, leurs gabegies, leurs braquages à mains armées. C...
Si mes mots continuent de vivre un peu après moi, ce sera déjà beaucoup.