Le 6 mars 2001, Ngoc Lan, une immense chanteuse vietnamienne et véritable icône de la diaspora vietnamienne à travers le monde, disparaissait. À cette époque, son nom m’était totalement inconnu. Vingt-trois ans plus tard, en avril 2024, grâce à une erreur d’aiguillage de Shazam, je découvre son œuvre. En l’espace de sept mois, Ngoc Lan devient mon icône. Elle aurait eu soixante-huit ans en cette année 2024. J’en ai soixante-sept et je ressens une connexion surréaliste, émouvante et inexplicable avec cette chanteuse qui se distingue parmi mes nombreuses préférences éclectiques. Il y a chez Ngoc Lan quelque chose d’insondable qui la place au firmament de mon esprit, la rendant unique, inexplicable par des mots. Comme vous le constaterez, dans un esprit de discrétion, je ne fais qu’effleurer les moments de la vie de Ngoc Lan. D’abord, parce qu’en tant que Français, mes connaissances à son sujet sont trop imprécises pour que je m’étale. Cependant, ce dont je suis certain, c’est que N...
Il y a le bonheur des premiers regards qui ne nous voient pas encore, des premiers sourires qui n’en sont pas encore ; ceux de nos enfants. Puis viennent les regards des petits-enfants, et parfois, privilège rare, ceux des arrière-petits-enfants. Avec le temps vient le bonheur des vrais regards, des vrais sourires, des premiers balbutiements, puis de leurs premiers pas dans ce monde. Nous nous efforçons alors, bien ou mal, de leur transmettre le bonheur que nous avons reçu en héritage – ou celui que nous avons dû imaginer, réinventer, et que, par eux, nous voyons enfin naître et renaître. Et si ce bonheur reste si grand, inégalable à travers le temps, c’est parce que ces regards et ces sourires portent en eux la trace de tous ceux qui nous ont aimés avant nous. Même pour ceux qui n’ont pas reçu cet héritage, le bonheur peut se créer, se partager, se retrouver dans les yeux d’un enfant, et ainsi se prolonger génération après génération, comme une lumière douce qui jamais ne s’étei...