Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du janvier, 2026

Quoi ? Le bonheur...

  Il y a le bonheur des premiers regards qui ne nous voient pas encore, des premiers sourires qui n’en sont pas encore ; ceux de nos enfants. Puis viennent les regards des petits-enfants, et parfois, privilège rare, ceux des arrière-petits-enfants. Avec le temps vient le bonheur des vrais regards, des vrais sourires, des premiers balbutiements, puis de leurs premiers pas dans ce monde. Nous nous efforçons alors, bien ou mal, de leur transmettre le bonheur que nous avons reçu en héritage – ou celui que nous avons dû imaginer, réinventer, et que, par eux, nous voyons enfin naître et renaître. Et si ce bonheur reste si grand, inégalable à travers le temps, c’est parce que ces regards et ces sourires portent en eux la trace de tous ceux qui nous ont aimés avant nous. Même pour ceux qui n’ont pas reçu cet héritage, le bonheur peut se créer, se partager, se retrouver dans les yeux d’un enfant, et ainsi se prolonger génération après génération, comme une lumière douce qui jamais ne s’étei...

Quoi ? L’intelligence artificielle...

  Commençons par une lapalissade : l’intelligence artificielle vivra de la vie des humains, pas au-delà. Elle est née de nous, se nourrit de nous, et disparaîtra avec nous. J’entends déjà les murmures d’objection. On me parle d’autonomie future, d’intelligences artificielles capables de s’autoalimenter en données, de se perfectionner seules, de dialoguer entre elles sans intervention humaine. C’est en partie vrai. Elles le font déjà. Certaines sont même mises à notre disposition pour qu’officiellement nous les testions et les apprivoisions… Mais en écho, une petite voix tordue, la mienne, me pose cette question prédictive : et si ce n’étaient pas les humains qui apprivoisaient les intelligences artificielles, mais l’inverse ? Et cette petite voix tordue devient criarde, elle va plus loin encore, et hurle à la prise de pouvoir, à la dépossession de l’humanité par la domination de ses milliards de cerveaux rendus atones par une fainéantise cérébrale contagieuse digne de la fameuse da...

Quoi ? Nos milliards de big bang...

À notre naissance, nous sommes projetés sur des milliards et des milliards de routes, chacun la sienne : des autoroutes, des départementales, des chemins de traverse, des sentiers…, pour finalement rouler tous à la même vitesse. La seule différence réside dans la distance qu’il nous est donné de parcourir. Pourtant, chaque homme veut aller plus vite, toujours plus vite. Cette volonté, multipliée par des milliards d’individus, a engendré une folie collective mondiale : gagner du temps pour tout faire toujours plus vite – même mourir, en se tuant au travail vers soixante-dix ans – afin que l’argent prélevé sous contrainte en cotisations sociales usurières profite le moins possible à ceux qui l’ont versé. Ces grandes entreprises qui engendrent burn-out et suicides à la chaîne gagnent du temps en raccourcissant, à leur manière, la vie des hommes.  Gagner du temps pour gagner de l’argent : telle est leur devise. Et tant pis si, pour cela, il faut pousser les travailleurs à œuvrer toujou...